aout
 
Bonjour mes amies
Vous êtes nombreuses à prendre de mes nouvelles et je vous en remercie
Vous dites que je vous manque et cela me touche:o)
Je ne peux malheureusement pas broder, ni coudre  ni lire et pour moi c'est difficile à vivre sans couture lol
Je ne peux pas aller à la mer (comme c'était prévu) et donc avec mon mari nous avons fait une randonnée en haute montagne et je vous montre quelques photos:
un aperçu du pic d'Abelette par le col de l'isard et l'Estany d'Abelette

Pic d'Abelette, par le col de l'Isard et le lac d'Abelette (2)

Le pic par le col de l'Isard (il est haut et je suis contente d'y être arrivée:o)

Marmotte aggrandie au col de l'Isard

une marmotte nous attendait en haut du col

Pic d'Abelette, par le col de l'Isard et le lac d'Abelette (21)

Bof le pic il est plus joli d'en bas: que de la pierre de la caillasse....

Pic d'Abelette, par le col de l'Isard et le lac d'Abelette (28)

La récompense est le lac en descendant où nous avons passé un moment

j'ai choisi une autre photo (oh pas celle où je suis en haut du pic non lol mais encore le lac:o)

Pic d'Abelette, par le col de l'Isard et le lac d'Abelette (30)

Août
 
Le soleil est toujours brûlant ; et les blés d'or,
Autour des seuils, au bord des eaux, le long des sentes,
Au souffle assoupissant du fiévreux Thermidor
Balancent tristement leurs ondes languissantes.
 
Avec les blés les fruits, déjà mûrs, charment l'œil.
L'ombreux verger rougeoie, et le pré chaud rayonne.
Notre terre féconde étale avec orgueil
Tous les dons de Cérès, tous les dons de Pomone.
 
Le soleil est toujours brûlant ; mais les campeurs
S'ébattent dans les flots de l'aurore aux étoiles.
Et le Soir, dans les plis transparents de ses voiles,
Nous apporte parfois d'enivrantes fraîcheurs.
 
La rosée à foison choit des blanches nuées
Sur les gazons roussis ; et, belle d'abandon,
Mainte femme alanguie, accoudée au balcon,
Livre au vent de la nuit ses tresses dénouées.
 
Tous les amusements ont fuit de la cité.
De Vaudreuil à Gaspé le Plaisir nous allèche,
Nous prodigue les bains, les régates, la pêche,
Le gazouillis des eaux, l'air et la liberté.
 
Le soleil est toujours brûlant ; mais de nos rives
Et de nos monts altiers, en de bruyants essaims,
Les touristes cossus des grands États voisins
Animent les hôtels, les bosquets; les eaux vives.
 
Et pendant qu'assoiffés de frais, de gais flâneurs
S'en vont, sous le feuillage ombreux, manger sur l'herbe,
Revenus de leurs champs glanés, des moissonneurs,
Joyeux, le rye en main, mouillent la grosse gerbe.
 

William Chapman